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Approches proposées

L' analyse des rêves

Le rêve écrit pour nous ce qui compte

Il apparaît à un moment où les défenses psychiques s’assouplissent. Il fait surgir des images, des fragments, parfois étranges, absurdes, déroutants mais jamais neutres. Chaque nuit, quelque chose tente de se dire autrement, là où la conscience, le jour, filtre ou retient.

En séance, je m’appuie souvent sur les rêves lorsqu’ils sont présents, parce qu’ils offrent un accès précieux à l’inconscient. Peurs, désirs, conflits internes, souvenirs déguisés… Le rêve condense, déplace, transforme. Et c’est dans ces détours que se loge parfois une vérité intime, que la parole peut venir peu à peu éclairer.

Il m’arrive d’assister, en séance, à des prises de conscience très fortes, comme si le rêve, en reconstituant à sa manière un rébus intérieur, faisait sauter un verrou. Ce sont des moments rares, puissants, mais toujours profondément inscrits dans le rythme et l’histoire de chacun·e.

Je ne cherche pas à interpréter à la place de la personne. Mon rôle est d’écouter, d’accompagner, et d’ouvrir parfois une piste, une autre grille de lecture, non comme une vérité, mais comme une suggestion, une invitation à entendre le rêve autrement, là où il résonne avec ce qui se vit dans le présent, ou avec des éléments enfouis du passé.

Il m’arrive de proposer subtilement un déplacement de regard, une autre manière d’aborder les images ou les symboles du rêve, toujours avec prudence, et dans le respect du rythme de chacun·e.

Le rêve n’est pas un outil, encore moins une vérité brute. C’est une matière vivante, énigmatique, singulière. Une trace laissée par la nuit, que la parole du jour peut venir travailler. Lorsqu’on accepte de s’y attarder, sans vouloir tout comprendre trop vite, le rêve peut ouvrir une voie d’élaboration, de transformation, parfois de soulagement.

C’est dans ce travail patient, respectueux et engagé, que je trouve souvent la richesse du lien entre inconscient et conscience, entre ce qui échappe et ce qui devient dicible.

Psychothérapie Analytique

L’accompagnement analytique

J’accompagne des personnes qui, à un moment de leur vie, ressentent le besoin de comprendre ce qui les freine, ce qui se répète, ou ce qui les met en difficulté, parfois sans qu’elles sachent l’expliquer.

La psychothérapie analytique permet de traverser ces zones d’ombre, non pas en cherchant des réponses toutes faites, mais en donnant à la parole la place nécessaire pour que quelque chose puisse se dire autrement.

Ce travail invite à rencontrer ce qui, en soi, agit de manière inconsciente : les conflits, les blessures anciennes, les émotions refoulées ou les mécanismes de défense. C’est un chemin de connaissance de soi, de mise en sens, qui peut permettre de mieux vivre avec ce qui semblait jusqu’ici insupportable ou confus.

Contrairement à ce qu’on imagine parfois, une démarche analytique ne dure pas forcément des années. Tout dépend de ce que vous souhaitez travailler. Certaines personnes s’engagent pour un temps court, quelques mois, pour traverser une période difficile ou clarifier une situation. D’autres choisissent d’aller plus loin, de revenir à des racines plus anciennes. Il n’y a pas de règle : la durée se dessine dans le mouvement du travail, au fil des séances.

Ma pratique de la psychanalyse est contemporaine, vivante, et ouverte. Je ne m’inscris dans aucun dogme, mais je me laisse traverser par différentes références et expériences cliniques, en m’adaptant à la singularité de chacun·e.

Je crois aussi que certaines approches peuvent se compléter, selon les besoins : les thérapies comportementales ou corporelles, par exemple, peuvent dans certains cas accompagner un travail analytique sans s’y opposer. Ce qui compte, c’est de rester à l’écoute de ce qui est juste pour la personne, à un moment donné de son parcours.

Ce que je propose, c’est un espace pour penser, pour ressentir, pour dire « autrement », différemment. Un espace pour s’écouter et, peut-être, se rencontrer.

Le divan en psychanalyse

Le travail allongé : une autre profondeur

Le divan est sans doute ce que l’on associe le plus spontanément à la psychanalyse. Il intrigue, parfois il effraie. Mais pour moi, il n’est ni un passage obligé, ni un rite figé. C’est une modalité que je propose, lorsque le moment s’y prête et que la personne s’y sent prête.

Lorsque je propose de s’allonger, c’est pour permettre une autre qualité de présence à soi. Le regard n’est plus sollicité. Le corps se relâche. La parole se libère autrement. Sans l’échange visuel, une partie du contrôle ou de la retenue tombe. On se retrouve seul·e face à soi-même, et cela ouvre parfois un accès plus direct, plus nu, à ce qui se joue en profondeur.

Dans cette position, les mots surgissent souvent d’un autre endroit. Les émotions aussi. Ce qui était contenu, rationalisé ou réprimé trouve un passage pour se dire.

Je suis là, présente, engagée, à l’écoute. Je ne pratique pas une psychanalyse silencieuse et distante. Il m’arrive d’intervenir, de questionner, de proposer une autre perspective lorsque cela me semble juste et nécessaire. J’accorde une attention particulière à ce qui se vit dans la séance, pour rester au plus près du sujet, sans jamais forcer ou imposer.

Le travail allongé donne souvent une autre densité à l’analyse. Mais le face-à-face a aussi toute sa place. C’est très souvent par là que le travail commence, et cela peut rester la forme choisie tout au long de l’accompagnement. Je m’adapte à ce qui convient, au rythme de chacun·e. Il n’y a pas de modèle unique.

Pour moi, le divan n’est pas une posture théorique : c’est une invitation à s’écouter autrement, à descendre un peu plus profondément en soi, dans un cadre soutenant, souple, respectueux et vivant.

EMDR - NMO

Un soutien PONCTUEL dans le cadre analytique

On parle beaucoup aujourd’hui de l’EMDR et de ses effets sur les traumatismes. Cette technique a, en effet, permis à de nombreuses personnes de traverser des événements douloureux en allégeant l’intensité émotionnelle qui y était associée.

Mais il me semble important de rappeler que, malgré son succès actuel, cette approche n’est pas une solution miracle. Elle ne se substitue pas à un travail plus profond, surtout lorsqu’il s’agit de souffrances anciennes ou de vécus traumatiques enracinés dans l’histoire de la personne.

Dans ma pratique de psychanalyste, il m’arrive — de façon ponctuelle et toujours avec discernement — de proposer une ou deux séances de NMO, une approche inspirée de la méthode EMDR.

Cela ne concerne que les personnes que j’accompagne déjà dans un cadre analytique. Ce recours est rare, ciblé, et pensé comme un soutien temporaire, dans les moments où la parole ne suffit pas encore à désamorcer une charge émotionnelle trop vive.

La NMO mobilise des stimulations bilatérales (mouvements oculaires ou tactiles) qui permettent parfois d’atténuer l’impact de certains souvenirs traumatiques, pour que le travail analytique puisse se poursuivre avec plus de disponibilité intérieure.

Je reste profondément engagée dans une psychanalyse contemporaine, ouverte, humaniste, respectueuse du rythme de chacun·e. Lorsque j’intègre cette approche corporelle, c’est toujours au service du processus analytique, jamais à sa place.

Je crois que certaines pratiques peuvent s’enrichir mutuellement, à condition de ne jamais perdre de vue ce qui compte le plus : la singularité de chacun, son rythme, son histoire, et le lien de confiance qui se construit au fil du temps.

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